18 Août 2010
Le dimanche 28 février 2010, entre 2 et 5 heures du matin, la tempête Xynthia frappait durement les côtes de Charente-Maritime et de Vendée. Aux confins de ces deux départements, se sont concentrés plusieurs éléments destructeurs (raz de marée lié à un fort coefficient, vents violents à l'heure même de la haute mer, ruptures de digues), qui ont semé la mort et la désolation, principalement à Charron (Charente-Maritime), à l'Aiguillon-sur-Mer et à La Faute-sur-Mer (Vendée). Dans ces deux communes voisines, les secours dénombreront 29 victimes, toutes décédées par noyade.
L'Aiguillon et la Faute sont deux villes littorales, principalement peuplées de modestes retraités (3.300 habitants à l'année), parmi lesquels on compte de nombreux ressortissants de l'ONACVG. Par ailleurs, les associations locales d'anciens combattants de ces deux communes, sont celles qui, depuis de nombreuses années, obtiennent les meilleurs résultats du département, à chaque collecte du Bleuet de France.
Pour toutes ces raisons, le service départemental de l'ONACVG de la Vendée décidait, dès le 3 mars, de participer à l'important élan de solidarité qui se manifestait de toutes parts.
Assuré du soutien financier de la direction générale de l'ONACVG, le service informait, dès le 4 mars, les différents acteurs de cette chaîne de solidarité (préfecture, mairies et associations), ainsi que la Presse, qu'il offrait la possibilité, aux anciens combattants et victimes de guerre sinistrés, d'obtenir des aides financières de première nécessité selon une procédure simplifiée. Chacun sait, en effet, que les eaux ont parfois tout détruit et que les indemnisations ne couvrent pas toujours l'ensemble des pertes.
C'est ainsi qu'en un peu moins de trois mois, grâce à un abondement de crédits supplémentaires (17.000 euros) prélevés, notamment, sur les fonds récoltés par le Bleuet de France, le service de l'ONACVG de la Vendée est intervenu en faveur de 47 ressortissants sinistrés et qu'il a, à ce titre, dépensé la somme de 19.400 euros.
A l'exception de deux affaires, traitées dans le cadre des aides financières pour frais d'obsèques, les secours accordés (variant de 200 à 600 euros) l'ont été à partir d'un barème validé par la commission « solidarité », tenant compte de l'ampleur des dégâts subis (échelle de 1 à 3), du relogement éventuel et des ressources du ménage.
Face à ce drame insupportable qui laissera chez les sinistrés des souvenirs malheureusement indélébiles, le Bleuet de France et l'ONACVG ont su se mobiliser et participer à l'élan de solidarité nationale.
Deux mois seulement après la catastrophe, le 8 mai 2010, les anciens combattants de l'Aiguillon et de La Faute étaient, à nouveau, ceux qui, dans le département de la Vendée, collectaient le plus pour le Bleuet de France...